La « Cécile Géral » ...ou la vertigineuse union Hortus Saint Loup. Sortie du 4 Fev 2017

La « Cécile Géral »

...ou la vertigineuse union Hortus Saint Loup.

Sortie du 4 Fev 2017.

 

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Hé ! retour aux sources...2013 sans doute, sur la route de Sainte Croix, direction Saint Mathieu, il y

en a qui connaissent un peu, d'un coup on en prend plein les yeux : devant, il y a qu'eux, qu'eux

deux, plus rien d'autre n'existe ; j'ai planté sur le bord de la route, femme et voiture, elles ont

l'habitude, elles toussent un peu, bon pas bien, j me dépêche, enfin un peu, cours à travers champs,

peine perdue, je trouverai pas la bonne prise là, je peux ranger l'appareil, qu'a cela ne tienne,

rendez vous est pris.... pour plus tard : mes yeux ont vus ces deux amants extatiques,

religieusement amoureux, merveilleux amour platonique, se regardant infiniment dans les yeux,,

dans le silence que les cigales habillent de joie : l'Hortus et le Saint Loup : j'irais leur dire bonjour,

sûr, j'irai les unir, tendrement, joliment, vertigineusement, longtemps....

Un ami de ma fille me donne le parcours du marathon de l'Hortus, je le trace sur la carte, waouh,

pas moche, vois les parcours du tour du Pic et du trail du Lirou pas bien loin, et l'idée germe :relier

plus ou moins ces chemins, avec en priorité, des vues sur les deux géants ; leur donner une alliance

de fiançailles.... une boucle unissant les deux amants.

3 alliances existent maintenant : la tendre (19 km, 900 D+), la belle (24 km, 1000 D+) et la

vertigineuse (25 km, 1050 D+) la plus belle, et de loin, la plus dure, la plus longue aussi, car on

court parfois avec les bras et les mains.

Reste une date : le 4 Fev, ça tombe pile poil bien : après les 30 km à Coutach le dimanche

précédent, un Roc Blanc le mercredi et un ptit Pic saint Loup le jeudi, ça pouvait pas être mieux :

voilà encore un plan d'entrainement bien étudié ! Bon, on a la carte d'athlète maintenant, alors, tais

toi et cours....

Météo à la pluie, et au vent, route mouillée....je dis à Thierry, mon taxi, qu'il va falloir renoncer à

la descente de la falaise de l'Hortus par la brèche et aux parties en crête rocheuse puisqu'elles vont

être glissantes et trop dangereuses , il est d'accord , zut, il faut que je me rabatte sur la version sage,

un peu trop sage à mon goût, mais hé, on est pas seul là. Aux champs noirs, tu parle d'un nom : aux

champs joyeux, oui.... les inconscients du jour arrivent, Annabelle hésite, je la rassure, on ne fera

pas les crêtes et les passages rocheux mouillés, alors elle vient !...c'est fini, elle ne viendra plus

maintenant !......

Sur le parking, petit groupe sympa, comme d'hab, une douzaine.....mais ou sont les femmes ? .... la

parités n'est pas respectée...... ptit vent frais, queue de la tempête Marcel à l'ouest.

Rémy suggère qu'on court, ha oui c'est vrai, on est venu pour ça, c'est parti alors, 8h et des

misères....

La boucle initiale partait du bourg du vieux village, je propose de choisir, monter par le village ou

non, c'est non ! Zut ! il est chouette ce vieux village ! Bon, ils connaissent un peu, mais

connaissent ils mes ruelles cachées....Donc route du mas d'Euzet, 2eme hésitation, vu la pluie de

cette nuit, chemin de vigne boueux, ou pas, des choix, il va y en avoir un peu tout le long, pas mal

de variantes sont possibles ; on laisse finalement la boueux à gauche, mais hé ! ils filent tout droit,

et oui Crotasses c'est en face mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ! C'est

surtout qu'on a rdv avec notre 1er profil de St loup ; aller, à gauche, chemin pas trop boueux de

l'autre coté des vignes, photo sur le seigneur des lieux le fier Sir St loup. Le ciel retire sa robe

noire, sombres nuages à gauche, grand bleu inattendu à droite ; le bleu sort gagnant ....pour nous

... A gauche on retrouve la fin de la section boue, ça c'est fait. Apres un ptit contournement à droite

on retrouve une bonne piste qui va vers...les Crotasses ! Ils filent encore tout droit, hé hé ! mais là

ils n'avaient peut être pas tord ! je choisis la descente à gauche sous des poteaux pour rattraper une

piste plus bas mais est t elle plus belle ? le tout droit est plus court et évite une remontée casse

patte ; direction le château d'eau perché de Valflaunes, on va chercher le point de vue à gauche 30

m plus loin, retour et

decretee, Traversée de Valflaunes pour mettre les pieds sur le parcours du marathon de l'Hortus et

aller croiser les tendres regards des deux Grands amoureux dialoguant dans un somptueux silence

de pierre. Ici on foule un vieux chemin où flottent de vieilles histoires avec tout au bord un lavoir

en pierre. Puis au pied de la plaine de Boisset, on contourne des vignes ; là pendant les périodes de

traitement, un détour s'impose. Pistouille discrète à trouver à droite dans un ptit bois aéré , au lieu

dit « du ravin des vignes de Labau » ; ici point de ravin bien visible, mais un parcours agréable,

souple en léger sous bois pour se rapprocher gentiment du pied de la falaise de L'Hortus. Petite

infidélité au marathon de L'Hortus pour éviter les chiens du mas de Labau et profiter à gauche

d'une piste bien sympa pendant quelques centaines de mètres avant de prendre à droite un

monotrace qui ne rigole plus : ça monte, et rapidement ça monte même bien : on retrouve le

parcours du marathon ; les choses sérieuses commence : progressivement la pente se relève et la

course devient marche ; on croise la grande piste qui chemine sagement tout au long du pied de

l'Hortus : Maintenant, le ciel a fait le grand ménage la haut, plus de nuages, le vent a même séché

les rochers, un vrai ptit miracle, c'était pas vraiment prévu ; on va pouvoir faire la descente

rocheuse de l'Hortus ? Hé oui ; c'est parti !

Une autre piste à croiser et on fini par atteindre la crête de l'Hortus où on peut admirer le paysage,

du château de Montferrant à la mer. A gauche toute, sur la crête vers le sud, pas d’erreur possible ;

à droite : ça peut piquer : barbelés ; à gauche, c'est le trou...non, non, point de politique ici ! on

profite du paysage.... bon il faut quand même regarder un peu ou on met les pieds....La bas la face

Nord du pic Saint Loup nous regarde, elle nous attend. Il faut rester environ 2 ptit km sur la crête

avant de trouver la faille dans la falaise de l Hortus : il vaut mieux la descendre au bon endroit ! Le

ptit groupe devant trouve une première descente, pourtant balisée et s'y engage, pas de bol, le GPS

« onyest » a pris du galon et refuse ; une prochaine fois il faudra aller voir où débouche cette

descente ; on continue encore un ptit bout sur la crête et là dans un ptit bois, ça y est « on y est » la

bonne descente est là ! Ça rigole plus : c'est raide de suite : bien mettre les freins ; le premier

passage peut se faire sans trop de misère, on serre les fesses, on s'en sert aussi un peu si besoin, ça

passe ; on arrive vite au deuxième passage, pas bien long, pas trop méchant mais je mets une ptite

corde pour rassurer un peu, les personnes qui aime le vide, mais pas trop. Tout le monde passe sans

grande difficulté, Thierry, en bon montagnard dépose la corde et ferme la marche. On rattrape les

fuyard dans la très belle descente en éboulis de cailloux plus ou moins petits, quelle descente, ça

déboule ! On rejoint la grande piste, et dans un éclair de sagesse, j dois vieillir, ou pressentir une

fin délicate, je propose de simplifier le parcours en la suivant plutôt que de redescendre encore par

un monotrace plus bas ,qui n'offre pas de belles vues supplémentaires ; bizarre tout le monde

accepte, faut dire que les aiguilles courent plus vite que nous. On atteint rapidement, enfin presque,

le sentier qui remonte vers le château de Viviourès. Les moins inconscients parmi nous,

poursuivent la piste pour faire un retour plus direct ; les autres, nous, on remonte au château de

Vivioures ; là, surtout ne pas faire voter, je dois convaincre un peu pour prendre un tout petit bout

de la très belle crête à l'ouest du Château ; on est arrivé en haut à gauche des ruines, donc on aura

pas à les contourner, ni à les traverser....ce qui est pourtant fort beau...mais, sur le haut des murs,....

pas trop large ! Sur la crête, petits pas de crapahutes, ici on court avec les mains, la moyenne en

prend un coup, c'est sûr ! Un pas de désescalade, contournable, et rapidement, si si, on rejoint

quelque chose où on peut courir : terrain souple et large vue vers les Causses de Millau au nord ;

puis après quelques passages quelques peu....humide, on retrouve un bout de bitume sur la route

de Rouet jusqu'au col de Fambetou ; sur la route il vaut mieux choisir un coté : difficile de choisir,

on choisit pas : on prend les deux ! Non, juste un instant. Dans ce virage il vaut mieux choisir la

droite, juste dans le virage, hé ! Laisser le chemin principal vers le Pic à droite et prendre le

chemin jusqu'à la croix, la vue sur la face Nord y est magnifique ; « elle est où la montée qu'on va

faire dans la face ? », « juste à droite du cirque des escargots », « ah ouiiiii » ...bon, les escargots

pour le moment c'est nous.... c'est déjà l'heure de l'apéro ! Ça tombe bien , il est servit... sur un

plateau.... là devant nous !! aller, à table.

Je prends derrière la croix, plutôt à gauche, un ptit truc à peine marqué, les autres on trouver

quelque chose à droite, ça se rejoint sans doute ; on choisit la gauche, on retrouve un bon

monotrace qui doit venir de la route d'ailleurs, et on le prend à droite très peu de temps, ne pas

atteindre la descente raide, qui s'approche de l’arrière des bâtisses de Fambétou, prendre à droite

sur un replat, un ptit truc à peine marqué au début et qui finit par s 'étirer sur une large vire où on

hume l'air que respire L'Hortus et le Saint Loup ; salut Hortus, bonjour Saint Loup, maintenant il

est là tout près, son ombre nous prend.Traverser un ptit creux, rejoindre le parcours du marathon

de L'Hortus venant de Mascla et mettre les pieds dans le jardin de Pierre sur le tour du Pic ; là on le

prend à droite toute, ici l'eau a marqué son passage ; on rejoint l'itinéraire normal venant du col de

Fambétou à droite et on remonte vers la gauche, on laisse à gauche le premier gros cairn qui

indique la montée à gauche vers la diagonale et le cirque et on va chercher un peu plus loin le

deuxième, c'est le notre ! A gauche toute, ouvrir le capot, ça va chauffer : là débute la montée en

face Nord du Pic : ce n'est pas de l'escalade, ce n'est pas un itinéraire de course à pied non plus,

même pour les bons, c'est juste une montée, genre bon trail montagnard, où on ne peut courir, où il

faut mettre les mains et ouvrir les yeux : parce que c'est beau ! Un temps balisage rouge, puis

ensuite, sans doute le pot de rouge étant vide, ça passe au vert. On commence la rude montée dans

les arbres et rapidement ça monte dans un bel éboulis de cailloux, qui ne demandent qu'a

redescendre, et ils le font bien, les bougres ; on peut monter à deux ou à quatre pattes c'est selon ;

Camille par exemple a goutté aux deux méthodes....on pourra lui demander ce qui est le

mieux.Une fois atteint le haut des éboulis sain et sauf, débute la belle séance de danse avec les

barres rocheuses : c'est la valse des traileurs du grand raide , un ptit pas à droite, un ptit pas à

gauche; pour monter ça monte, pour être raide, c'est raide ; pour s'en rendre compte il suffit de

regarder le profil de la face Nord du Pic : ça renseigne un peu , mais ça peut faire peur aussi ! Là, il

faut juste deux choses : ne pas trop sortir du parcours balisé vert, et juste regarder où on met les

pieds : si on n'a pas trop l'habitude des pentes sévères et du vide qui se creuse au fur et à mesure

autour, il suffit de regarder l'endroit où on pose ses pieds pour se rassurer, pour voir que le sol est

là. Demandez à Annabelle, elle est experte, elle a testé la chose!! à un moment elle a voulu

regarder autour !!! Waaaouuuups !!!! .....sinon ça allait plutôt bien ! Après elle a réussit a recoller

les morceaux au prix d'un bel effort de contrôle sur soi !

Bon, donc c'est parti pour le morceau de résistance : le plus beau : merci les balises vertes : à

suivre attentivement, le parcours a été entretenu, on voit par endroit des branches coupées ;c'est

une progression que l'on devine au dernier moment, parfois on peu penser qu'on ne pourra pas

continuer puis miraculeusement,on découvre au bout, une ptite possibilité à droite ou à gauche

pour contourner l'obstacle. A un moment, si par erreur on continue tout droit, vers la gauche, on

abouti a un merveilleux cul de sac avec une vue grandiose sur le cirque des escargots qui s'ouvre là

devant nos pieds : demi tour obligatoire : on y a fait une petite visite avec Thierry, laissant aux

autres la possibilité de se perdre : zut, au retour ils sont encore là, et ils ont trouvé le bon itinéraire,

pas drôle ! Camille commence à avoir furieusement envie de me retirer de sa liste d'ami ; comme

j'aimerais faire comme elle ! Pourtant peu de temps après, quand au détour d'une raideur à digérer,

je la surprends avec mon appareil, elle me donne un bien grand sourire plein de joie, pour la photo

sans doute !Une barre, puis une autre, encore et encore,on arrête pas de monter « c'est quand, qu'on

arrive !!!!» , « on y est, on y est !!!», sauf que ça monte toujours. A un moment, les arbustes qui

habillent les rochers deviennent plutôt discrets laissant plus facilement deviner les charmes de cette

belle face ; c'est sans doute ce moment là qu'a choisit Annabelle pour admirer le paysage,

Aaaahh !!...oups, bon, on se calme là ! mais il est fou ce type,c'est fini, j lui cause pu, et il est là, il

se marre, me prend en photo ! Vous croyez qu'il m'aurait aidé !!!! même pas, plus jamais, plus

jamais je le suis ! ....Moi, j'aimerais bien apercevoir le haut quand même parce que je sens un vent

de rébellion monter !! tiens le vent, parlons en, ça fait déjà un bon moment qu'il s'invite de plus en

plus nettement à la danse et il ajoute une sacré note à la ptite musique d'ambiance : ça fait très

montagne !!! j'adore !!! manque plus que la neige, c'est Annabelle qui serait contente là, imagine !!

ça serait Dantesque : voilà un joli projet : la face nord du pic par tempête de neige !!! Wahouuu!!!j'

peux toujours proposer !!! bon il va être temps que je retourne en Normandie moi, sinon ça sent le

lynchage. Trêve de baliverne, on y est toujours pas...je finis par apercevoir le haut...la sortie de la

face,Youpi!!! encore un ptit passage, un peu aéré et c'est le dernier saut d'obstacle : on a le droit de

mettre les mains, c'est même plutôt conseillé . Hiahouuuu, on y est !!! on s'embrasse, on est

vivant !!! surprenant non ! Bon un peu fatigué peut être...la crête au dessus du cirque est là à

gauche mais avec la ptite forme et peut être le risque d'humidité par endroit, tout le monde est

d'accord pour prendre le monotrace pour rejoindre le sommet qui n'est pas encore là. Petit coup

d'oeil du haut du cirque : impressionnant ; puis enfin on arrive au sommet après quand même au

moins 5 h...on s'assoit, mange un bout et on repart....dans le jardin de Pierre ; il aurait pu nettoyer

un peu ses allées quand même. J'évoque sans trop d'insistance le parcours prévu, qui devait

reprendre à droite un ptit bout du trail du Lirou, permettant d'éviter un bout de sentier rudement

empierré du tour du pic, et offrant une autre vue, mais offrant aussi un ptit km supplémentaire, et

là....ça sent l' overdose, faut qu'en même pas en rajouter...et de toute façon, je suis cuit aussi. La fin

du parcours vous la connaissez les yeux fermés. 200 m à peine avant l'arrivée, ma jauge de

réservoir d'air tombe d'un coup sur le zéro : j'ai touché le fond...au bon moment, au très bon

moment ! Quelle bonne idée de ne pas avoir fait les ptites rallonges !!

Quelle joie encore d'avoir partagé ce circuit avec vous, depuis le temps que je le mijotais ce ptit

bout. Quel club, changez rien !

Les absents réclament une séance de rattrapage, un Dimanche...je reviens en Avril ça devrait etre

possible les 16 ou 23 Avril, à vous de voir !

Thierry m'a raccompagné jusqu'à chez moi, un ange ; il me restait 16 marches à monter pour

arriver chez moi : 2m50 de dénivelé, j vous raconte pas !....mais j'avais réussi à faire cette sortie

avec vous, alors....